Elle domine Turin, élancée, presque irréelle.
La Mole Antonelliana n’est pas seulement un monument : elle est un repère, un symbole, une présence familière dans le paysage piémontais. Où que l’on soit dans la ville, son sommet semble indiquer la direction, comme une boussole verticale.

Une ambition architecturale hors norme
La Mole naît au XIXᵉ siècle, dans une période d’effervescence intellectuelle et politique. Conçue par l’architecte Alessandro Antonelli, elle devait à l’origine être une synagogue. Le projet évolue, s’agrandit, devient de plus en plus audacieux — au point de susciter incompréhension et critiques.


Avec ses 167 mètres, elle devient longtemps l’un des édifices en maçonnerie les plus hauts d’Europe. Une prouesse technique, mais aussi une déclaration : Turin regarde vers le ciel.
Un monument aux multiples vies
Après bien des péripéties, la Mole est rachetée par la ville de Turin. Elle change de fonction, sans jamais perdre son caractère singulier.
Aujourd’hui, elle abrite le Musée national du cinéma, l’un des plus importants d’Europe, qui transforme l’intérieur du monument en un espace spectaculaire, vertical et immersif.


Ascenseurs panoramiques, jeux de lumière, parcours scénographié : la visite est autant architecturale que culturelle.
Turin vue d’en haut
Monter au sommet de la Mole, c’est embrasser la ville d’un seul regard. Par temps clair, le panorama s’étend des toits de Turin jusqu’à l’arc alpin.
La ville se révèle alors dans toute sa géométrie : ordonnée, élégante, discrète. Une autre façon de comprendre son caractère, entre rigueur et douceur.


Un symbole profondément turinois
La Mole n’est ni baroque, ni classique, ni vraiment moderne. Elle est à l’image de Turin : singulière, parfois austère, mais profondément attachante.
Elle figure sur les pièces italiennes de 2 centimes, sur les affiches, dans l’imaginaire collectif. Elle appartient autant aux habitants qu’aux visiteurs.

Un monument vivant
Au fil des années, la Mole Antonelliana s’illumine, se transforme, accueille des installations temporaires et des événements culturels. Elle vit avec la ville, au rythme des saisons et des regards qui se posent sur elle.



No responses yet